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Formation UX Design : pourquoi je vous recommande SUP’Internet

Chaque année, un grand nombre de lycéens attirés par les nouveaux métiers du digital se rendent dans les salons étudiants en se posant la question de savoir quelle école d’UX Design, de Web marketing ou bien de Développement intégrer. Le choix est cornélien. En effet, de plus en plus d’écoles d’UX design, de marketing digital ou bien de tech ont ouvert, elles font toutes de la promotion, elles ont toutes l’air intéressantes et tant qu’on ne les a pas intégrées, difficile de se faire une idée claire du contenu des enseignements ou bien de l’ambiance qui va régner lors de la formation.

En tant que professionnel de l’ergonomie et de l’UX depuis plus de 15 ans et ayant initié le programme d’UX de différentes écoles, je commence d’avoir un peu de recul sur ma discipline et sur l’enseignement en général. Avec le temps, on voit très vite ce qui fait une bonne école : la passion des enseignants, leurs qualités pédagogiques, la capacité de l’école à faire réfléchir les élèves en leur donnant un vrai background théorique et pas simplement des outils pratiques…

“Dans le choix d’une école, les parents et les étudiants sous-estiment souvent l’importance de l’équipe dirigeante”

En effet, une dimension cruciale est régulièrement sous-estimée par les étudiants et par leurs parents : la qualité de l’équipe de direction. Parce qu’une école, ce n’est pas juste un nom ou une réputation. Une école, c’est avant tout les gens qui la dirigent. Ce sont eux qui choisissent les programmes, ce sont eux qui aident les élèves à traverser le gué quand ils ont des difficultés, ce sont eux qui choisissent les enseignants et ce sont eux, encore, qui impulsent la vie de l’école, son ambiance, son ouverture d’esprit, sa bonne humeur.

J’ai donc choisi de mettre en lumière dans cet article le très beau travail de Marion Legros, directrice de Sup’internet, l’école des hauts potentiels du Web, parce qu’il me paraît être un très bon exemple de ce qu’une direction d’école d’UX Design, de Web Marketing et de Développement Web peut insuffler à ses élèves et à son établissement.

Olivier : Marion bonjour, merci de nous accorder cet entretien. Venant de l’université, du monde académique et de la recherche, l’une des dimensions que j’apprécie le plus dans ton travail, c’est que pour toi l’école n’est pas qu’un business. Vous prenez réellement soin des élèves au sens où vous essayez de les élever et de les amener à quelque chose.

“Nos étudiants ont de la valeur et des compétences et les entreprises qui travaillent avec nous le reconnaissent et jouent le jeu”

Marion : effectivement, c’est l’une des choses auxquelles nous veillons particulièrement. Nous avons uniquement des petites classes, pour nous assurer que les élèves sont bien suivis et de façon personnalisée. Nous essayons d’être à leur écoute. Nous veillons à impliquer les étudiants dans les choix des sujets qu’ils traitent. A la fois pour les responsabiliser mais aussi parce qu’à leur imposer des sujets artificiels et non choisis, ils ont beaucoup moins de motivation. Mais surtout, nous veillons à stimuler leur créativité et leur esprit critique. Par exemple, le dernier module que nous avons mis en place les pousse à aller plus loin que leurs bulles de confort. A explorer au-delà des mondes dans lesquels les services digitaux les font circuler en boucle. Enfin, nous respectons nos étudiants. Nous avons toujours mis un point d’honneur à ne pas les faire travailler gratuitement pour des entreprises. Nos étudiants payent déjà leur scolarité, ils ont de la valeur, des compétences et les entreprises qui travaillent avec nous jouent le jeu et les financent. Nous ne voulons pas former des expertises au rabais.

SUP'Internet - Un travail en petites classes

SUP’Internet – Un travail en petites classes

“Il arrive que les étudiants nous soumettent une dizaine de sujets avant que nous en validions un. Si le projet existe déjà, s’il est déjà traité, si ce n’est pas vraiment innovant, nous les poussons à trouver quelque chose de plus intéressant”

Olivier : et ce que j’apprécie aussi dans votre travail, c’est que ce n’est pas uniquement de la com. Vous les poussez avec une vraie exigence.

Marion : nous essayons. Par exemple, sur certains projets, il arrive que les étudiants nous soumettent une dizaine de sujets avant que nous en validions un. Si le projet existe déjà, s’il est déjà traité, si ce n’est pas vraiment innovant, nous les poussons à trouver quelque chose de plus intéressant. Nous les poussons également à travailler de façon intégrée et pluri-disciplinaire. Nous refusons qu’une spécialité ait l’ascendant ou se serve des autres comme simple exécutant. Nos élèves se doivent de connaître et de respecter le métier des autres. Ils travaillent main dans la main.

SUP'Internet - Les élèves apprennent très tôt à travailler de façon interdisciplinaire

SUP’Internet – Les élèves apprennent très tôt à travailler de façon interdisciplinaire

“Quand ils nous arrivent, certains étudiants ont du mal à se sentir citoyens. C’est une vision que nous développons chez eux : nous les amenons à travailler pour des associations”

Olivier : j’ai même vu que vous commenciez à les pousser au-delà des exigences habituelles des écoles ? Vers le monde associatif notamment ?

Marion : oui, c’est quelque chose qui me tenait particulièrement à coeur. Les étudiants ont parfois tendance à se sentir peu concernés par la société ou par la politique. Quand ils nous arrivent, certains ont du mal à se sentir citoyens. C’est une vision que nous développons chez eux : nous les amenons à travailler pour des associations. Pour les enfants, la ville, les animaux… Pour qu’ils se sentent partie prenante de quelque chose au-delà de l’univers Web et digital dans lequel ils évoluent. Nous les poussons à être bénévoles. Et d’ailleurs, le changement se sent même à l’école. Les promotions sont très liées. Elles s’entr’aident. Et quand on demande aux plus anciens de donner un coup de main aux plus jeunes, on a 10 mains qui se lèvent sans hésitation.

SUP'Internet - Les anciens étudiants aident les nouveaux

SUP’Internet – Les anciens étudiants aident les nouveaux

“Au final, ce sont nos étudiants qui nous recommandent. Ce sont eux qui font notre recrutement”

Olivier : c’est personnellement quelque chose que j’ai toujours senti chez vous et qui m’a fait rester au final. Il y a un esprit ouvert. Intelligent. Humain. En tant que Psychologue, j’aurai eu du mal à être compatible avec des écoles uniquement “hardcore commerce”. Le Design et la Psychologie ont ça en commun : les deux disciplines sont là pour aider et améliorer la condition des gens.

Marion : oui, nous cultivons un esprit d’ouverture et une parité dans tous les sens du terme. Ça marche plutôt bien. Maintenant, ce sont nos étudiants qui recrutent pour nous. Ce sont eux qui vont cherchez les petits nouveaux et qui nous recommandent.

“Nos intervenants sont tous des professionnels qui suivent les étudiants et les obligent à mobiliser leurs connaissances sur des sujets réels”

Olivier : pour finir, est-ce que tu pourrais me donner une ou deux différences majeures qui font que tu es fière de ton école ?

Marion : beaucoup d’écoles emploient des professionnels mais qui sont juste de passage. Nos professionnels, eux, suivent les étudiants et surtout, en faisant participer les élèves à des initiatives comme IONIS 361, l’incubateur du groupe IONIS, nous obligeons les élèves à réellement mobiliser leurs compétences sur des sujets pratiques. Les connaissances théoriques et pratiques ne restent pas lettres mortes, ils les emploient réellement sur des projets concrets, dans de grandes entreprises et dans des startups qui se lancent.

SUP'Internet - L'enseignement à la génération Z demande que les élèves soient partie prenante

SUP’Internet – L’enseignement à la génération Z demande que les élèves soient partie prenante

L’autre chose, c’est qu’on ne peut plus enseigner à la génération Z comme on enseignait il y a 20 ans. Si les étudiants ne choisissent pas leurs projets, s’ils ne sont pas impliqués, s’il n’y a pas d’enjeux réels et si on ne met pas d’outils avancés à leur disposition, je ne vois pas comment on peut enseigner aujourd’hui.

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Remise de diplômes SUP’Internet 2017

Olivier est le directeur de l’agence de Recherche Utilisateur & Stratégie Utilisateur Fast & Fresh. Spécialiste en comportement consommateur, il travaille avec le laboratoire de Psychologie de Montpellier 3 pour aider les marques à comprendre leurs utilisateurs et à construire de vraies relations de marques et d’entre-aide. Pas de neuromarketing chez Fast & Fresh, nous ne pensons pas que brutaliser vos utilisateurs pour vendre des produits soit la bonne solution.

Olivier Mokaddem • 9 avril 2018


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